Poil de Carotte: Il en faut bien un.
Monsieur Lepic: Bougre! moi qui voulais t'inviter à déjeuner. Si encore c'était dimanche! Mais en semaine, je n'aime guère vous déranger de votre travail.
Poil de Carotte: Personnellement je n'ai pas grand'chose à faire; et toi, Félix?
Grand frère Félix: Juste, ce matin le professeur a oublié de nous donner notre devoir.
Monsieur Lepic: Tu étudieras mieux ta leçon.
Grand frère Félix: Ah! je la sais d'avance, papa. C'est la même qu'hier.
Monsieur Lepic: Malgré tout, je préfère que vous rentriez. Je tâcherai de rester jusqu'à dimanche et nous nous rattraperons.
Ni la moue de grand frère Félix, ni le silence affecté de Poil de Carotte ne retardent les adieux et le moment est venu de se séparer.
Poil de Carotte l'attendait avec inquiétude.
--Je verrai, se dit-il, si j'aurai plus de succès; si, oui ou non, il déplaît maintenant à mon père que je l'embrasse.