«Je ne croyais pas que tu prendrais le sujet aux entrailles! On tuerait la revue, si elle imprimait ton appel à la révolte.»

On tuerait ta revue? Eh! elle mourra, ta revue! Elle mourra d'insignifiance et de lâcheté. Ne valait-il pas mieux la faire sauter comme un navire qui ne veut pas amener son pavillon!

«Il faut attendre un nouveau régime»—voilà mon avenir!…

«Vous perdez courage, vous voulez lâcher la partie? Ce n'est pas brave! me dit un homme de coeur qui essaie de me retenir et de me consoler.—Encore un effort, me crie-t-il.—J'irai voir P…, qui a été déporté de Décembre avec moi, et je lui demanderai qu'il vous fasse entrer dans le journal dont il est actionnaire.»

Il a demandé et obtenu!

J'ai à faire une série d'articles sur les professeurs de l'empire: comme celui que j'avais écrit sur Nisard.—S'ils sont verts, on les prendra. Aussi verts que vous voudrez.

J'étais à la besogne quand on a frappé à ma porte.

C'est un professeur de Nantes, assez brave homme, qui m'aimait un peu et ne se moquait pas trop de ma mère.

«Je suis de passage à Paris, et je me suis dit: j'irai serrer la main à mon ancien élève.

—Merci.