Et alors, aux derniers mots de l'ingénieur Serkö, je réponds par ceux-ci:

«Très sérieux, ai-je affirmé.

— Eh bien! reprend mon interlocuteur, si j'avais l'honneur d'être l'ingénieur Simon Hart, je me tiendrais le raisonnement suivant: Étant donné, d'une part, la personnalité de Ker Karraje, les raisons qui l'ont incité à choisir une retraite aussi mystérieuse que cette caverne, la nécessité que ladite caverne échappe à toute tentative de découverte, non seulement dans l'intérêt du comte d'Artigas, mais dans celui de ses compagnons…

— De ses complices, si vous le voulez bien…

— De ses complices, soit!… Et, d'autre part, étant donné que vous connaissez le vrai nom du comte d'Artigas et en quel mystérieux coffre-fort sont renfermées nos richesses…

— Richesses volées et souillées de sang, monsieur Serkö!

— Soit encore!… Vous devez comprendre que cette question de liberté ne puisse jamais être résolue à votre convenance.»

Inutile de discuter dans ces conditions. Aussi, j'aiguille la conversation sur mon autre voie.

«Pourrais-je savoir, ai-je demandé, comment vous avez appris que le surveillant Gaydon était l'ingénieur Simon Hart?…

— Il n'y a aucun inconvénient à vous l'apprendre, mon cher collègue… C'est un peu l'effet du hasard… Nous avions certaines relations avec l'usine à laquelle vous étiez attaché, et que vous avez quittée un jour dans des conditions assez singulières… Or, au cours d'une visite que j'ai faite à Healthful-House quelques mois avant le comte d'Artigas, je vous ai vu… reconnu…