—Cinquante-deux ans.

—Vous demeuriez?…

—Au Pérou, au village d'Iquitos.

—Sous quel nom?

—Sous le nom de Garral, qui est celui de ma mère.

—Et pourquoi portiez-vous ce nom?

Parce que, pendant vingt-trois ans, j'ai voulu me dérober aux poursuites de la justice brésilienne.»

Les réponses étaient si précises, elles semblaient si bien indiquer que Joam Dacosta était résolu à tout avouer de son passé et de son présent, que le juge Jarriquez, peu habitué à ces procédés, redressa son nez plus verticalement que d'habitude.

«Et pourquoi, reprit-il, la justice brésilienne pouvait-elle exercer des poursuites contre vous?

Parce que j'avais été condamné à la peine capitale, en 1826, dans l'affaire des diamants de Tijuco.