Le 30 mai, dans les cantonnements de Lucknow, massacre du brigadier commandant, de son aide de camp et de plusieurs autres officiers.

Le 31 mai, à Bareilli, dans le Rohilkhande, meurtre de quelques officiers surpris, qui ne peuvent même se défendre.

À la même date, à Schajahanpore, assassinat du collecteur et d'un certain nombre d'officiers par les Cipayes du 38e régiment, et le lendemain, au delà de Barwar, égorgement des officiers, femmes et enfants, qui s'étaient mis en route pour gagner la station de Sivapore, à un mille d'Aurungabad.

Dans les premiers jours de juin, à Bhopal, massacre d'une partie de la population européenne, et à Jansi, sous l'inspiration de la terrible Rani dépossédée, tuerie, avec des raffinements de cruauté sans exemple, des femmes et enfants réfugiés dans le fort.

Le 6 juin, à Allahabad, huit jeunes enseignes tombent sous les coups des Cipayes.

Le 14 juin, à Gwalior, révolte de deux régiments natifs et assassinat des officiers.

Le 27 juin, à Cawnpore, première hécatombe de victimes de tout âge et de tout sexe, fusillées ou noyées,—prélude de l'épouvantable drame qui allait s'accomplir quelques semaines plus tard.

À Holkar, le 1er juillet, massacre de trente-quatre Européens, officiers, femmes, enfants, pillage, incendie, et à Ugow, le même jour, assassinat du colonel et de l'adjudant du 23e régiment de l'armée royale.

Le 15 juillet, second massacre à Cawnpore. Ce jour-là, plusieurs centaines d'enfants et de femmes,—et parmi celles-ci lady Munro,—sont égorgées avec une cruauté sans égale par les ordres du Nana lui-même, qui appela à son aide les bouchers musulmans des abattoirs. Horrible tuerie, après laquelle les corps furent précipités dans un puits, resté légendaire.

Le 26 septembre, sur une place de Lucknow, maintenant appelée le «square des litières», nombreux blessés écharpés à coups de sabre et jetés encore vivants dans les flammes.