—C'est probable, et comme ils ne veulent point que l'on vienne les y relancer, ils ont tenu à faire croire que le burg était hanté par des êtres surnaturels.

—Quoi, monsieur le comte, répondit le magister Hermod, vous pensez?...

—je pense que ce pays est très superstitieux, que les hôtes du château le savent, et qu'ils ont voulu prévenir de cette façon la visite des importuns.»

Il était vraisemblable que les choses avaient dû se passer ainsi; mais on ne s'étonnera pas que personne à Werst ne voulût admettre cette explication.

Le jeune comte vit bien qu'il n'avait aucunement convaincu un auditoire qui ne voulait pas se laisser convaincre. Aussi se contenta-t-il d'ajouter:

«Puisque vous ne voulez pas vous rendre à mes raisons, messieurs, continuez à croire tout ce qu'il vous plaira du château des Carpathes.

—Nous croyons ce que nous avons vu, monsieur le comte, répondit maître Koltz.

—Et ce qui est, ajouta le magister.

—Soit, et, vraiment, je regrette de ne pouvoir disposer de vingt-quatre heures, car Rotzko et moi, nous serions allés visiter votre fameux burg, et je vous assure que nous aurions bientôt su à quoi nous en tenir...

—Visiter le burg!... s'écria maître Koltz.