Sirdey ne répondit pas, mais il ne paraissait pas convaincu.
—Et puis, assez causé, trancha violemment Dorick. Nous sommes quatre. Mettons la chose aux voix.
—Moi, s’écria Fred Moore en brandissant son gros poing, j’en ai assez. Il arrivera ce qui arrivera. Je vote pour qu’on marche.
—Moi de même, dit son frère.
—Avec moi, ça fait trois voix... Et toi, Sirdey?...
—Je ferai comme les autres, dit sans enthousiasme l’ancien cuisinier. Mais...
Dorick lui coupa la parole:
—Pas de mais. Ce qui est voté est voté.
—Il faut bien cependant, insista Sirdey sans se laisser intimider, convenir des moyens. Se débarrasser du Kaw-djer, c’est bientôt dit. Reste à savoir comment.
—Ah!... si nous avions des armes... un fusil... un revolver... un pistolet seulement!... s’écria Fred Moore.