—Nous emporterons l’autre, dit Dorick.
—Pour quoi faire?
—C’est mon idée... Quand on sera débarrassé du Kaw-djer, il faudra être les maîtres... La poudre pourra nous servir.
—Où la mettras-tu, en attendant?
—J’ai une cachette sûre... Ne t’inquiète pas.»
Kennedy obéit de mauvaise grâce. Un quart d’heure plus tard, le second baril était déposé à côté du premier.
L’un d’eux fut rapidement placé contre la cloison de gauche, puis, vers le bas, Kennedy le perça d’un trou, par où une petite quantité de poudre s’écoula.
Pendant ce temps, Dorick avait sorti de sa poche une sorte de tresse faite de brins de coton lâchement entrelacés. Cette tresse, qu’il avait eu soin d’humecter au préalable, il la roula dans la poudre, puis, en prélevant un bout d’un coup de couteau, il alluma cet échantillon à titre d’expérience. Le feu grésilla, courut, s’éteignit.
«Parfait! déclara Dorick. Cinq centimètres pour une minute. Donc, la mèche entière en durera vingt. C’est plus qu’il ne nous en faut.»
Il se rapprocha du baril...