—Moi, répondit Dorick.
—Quand?
—Cette nuit... Vers deux heures, j’irai frapper au Gouvernement... Le Kaw-djer viendra ouvrir... Aussitôt que je l’entendrai, j’allumerai la mèche... j’aurai ce qu’il faut pour cela... la porte ouverte, je lancerai la bombe dans l’intérieur...
—Et toi?
—J’aurai le temps de me sauver... D’ailleurs, quand je devrais sauter aussi, il faut en finir.
Un silence tomba sur le groupe. On se regardait avec stupeur, épouvantés du projet de Dorick.
—Dans ce cas, dit Sirdey d’une voix calme, tu n’as pas besoin de nous.
—Je n’ai besoin de personne, répliqua violemment Dorick Les lâches peuvent s’en aller, s’ils le veulent.
Le mot fouetta les amours-propres.
—Moi, je reste, dit Kennedy.