«Et après?... demandait l’ancien cuisinier qui continuait à jouer auprès de Dorick le rôle du critique.

—Après?... répéta Dorick d’un ton interrogateur.

—Oui... reprit Sirdey. Ta bombe, ce n’est pas comme le baril. Tu n’as pas la prétention de les tuer tous... Quand tu auras fait sauter le Kaw-djer, il restera Hartlepool et les hommes du poste.

—Qu’importe!... répondit Dorick avec violence. Je ne les crains pas... La tête coupée, le corps ne compte plus.»

Tuer!... Couper la tête au Gouverneur!... Dick, devenu soudain sérieux, écoutait en tremblant ces paroles terribles.


V
UN HÉROS.

Couper la tête du Gouverneur!... Dick, en oubliant son rôle de lion, ne pensa plus qu’à s’enfuir. Il fallait courir à Libéria... raconter ce qu’il venait d’entendre...

Malheureusement pour lui, l’excès de sa précipitation l’empêcha de calculer ses mouvements avec assez de prudence. Une pierre se détacha et dégringola bruyamment. Aussitôt quelqu’un se montra sur le seuil de la caverne, en lançant de tous côtés des regards soupçonneux. Dick effrayé reconnut Fred Moore.

De son côté, celui-ci avait aperçu l’enfant.