Dick avait raison. Tout n’était pas fini. Il restait encore à trouver Sand, puisque d’après son ami, il était mêlé à cette affaire.

—Conduis-nous, mon garçon, dit le Kaw-djer.

Dick s’engagea dans le passage intérieur, et sauf un homme qui fut laissé à la garde de Kennedy, tout le monde s’y engagea derrière lui. A sa suite, on traversa la seconde grotte, puis on remonta la galerie, jusqu’au point où l’éboulement s’était produit,

—Là!... fit Dick en montrant de la main l’amoncellement de rochers.

Il semblait en proie à une affreuse douleur, et son air égaré fit pitié à ces hommes forts dont il implorait l’assistance. Il ne pleurait plus, mais ses yeux secs brûlaient de fièvre, et ses lèvres avaient peine à prononcer les mots.

—Là?... répondit le Kaw-djer avec douceur. Mais tu vois bien, mon petit, qu’on ne peut avancer plus loin.

—Sand! répéta Dick avec obstination en tendant dans la même direction sa main tremblante.

—Que veux-tu dire, mon garçon? insista le Kaw-djer. Tu ne prétends pas, je suppose, que ton ami Sand soit là-dessous?

—Si!... articula péniblement Dick. Avant, on passait... Ce soir... Dorick m’avait pris... Je me suis sauvé... Sand était derrière moi... Fred Moore allait nous attraper... Alors Sand... a fait tomber tout... et tout s’est écroulé... sur lui... pour me sauver!...

Dick s’arrêta, et, se jetant aux pieds du Kaw-djer.