— Hurrah!… Hurrah! » répétèrent d’une seule voix les représentants de la vieille Europe.

C’est alors que Dean Toodrink, qui n’avait rien dit jusqu’alors, se signala par cette observation assez judicieuse :

« Mais ils n’ont peut-être pas tiré?…

— Pas tiré?… s’exclama le major. Fasse le ciel qu’ils aient tiré, au contraire, et plutôt deux fois qu’une! »

Et c’est précisément ce que se disaient J.-T. Maston et Mrs Evangélina Scorbitt. C’est aussi ce que se demandaient les savants et les ignorants, unis cette fois par la logique de la situation.

C’est même ce que se répétait Alcide Pierdeux, en ajoutant :

« Qu’ils aient tiré ou non, peu importe!… La Terre n’a pas cessé de valser sur son vieil axe et de se balader comme d’habitude! »

En somme, on ignorait ce qui s’était passé au Kilimandjaro. Mais, avant la fin de la journée, une réponse était faite à cette question que se posait l’humanité.

Une dépêche arriva aux États-Unis, et voici ce que contenait cette dernière dépêche, envoyée par Richard W. Trust, du consulat de Zanzibar :

Zanzibar, 23 septembre,