— Mais vous alliez nous quitter, monsieur Sylvius, dit Hulda.
— Eh bien, je ne vous quitterai pas, ma chère fille! Je suis libre de mes actions, je suppose, et, tant que je n'aurai pas tiré cette situation au clair, à moins qu'on ne me mette à la porte…
— Que dites-vous là?
— Et tenez, j'ai bonne envie de rester à Dal jusqu'au retour de Ole! Je voudrais le connaître, ce fiancé de ma petite Hulda! Ce doit être un brave garçon — dans le genre de Joël.
— Oui! tout comme lui!… répondit Hulda.
— J'en étais sûr! s'écria le professeur, dont la belle humeur avait repris le dessus, à dessein, sans doute.
— Ole ressemble à Ole, monsieur Sylvius, dit Joël, et cela suffit pour qu'il soit un excellent coeur.
— C'est possible, mon brave Joël, et cela me donne encore plus le désir de le voir. Oh! cela ne tardera pas! Quelque chose me dit que le _Viken _va bientôt arriver!
— Dieu vous entende!
— Et pourquoi ne m'entendrait-il pas? Il a l'oreille fine! Oui! je veux assister à la noce de Hulda, puisque j'y suis invité. Le Storthing en sera quitte pour prolonger mon congé de quelques semaines. Il l'aurait prolongé bien davantage, si vous m'aviez laissé tomber dans le Rjukanfos, comme je le méritais!