Mérites précieux et de tous reconnus,
Morceaux marqués d’avance, innombrables, charnus.
Philosophe indolent qui mange
et que l’on mange !
Comme, dans notre orgueil nous sommes bienvenus
A vouloir, n’est-ce pas ? te reprocher ta fange,
Adorable cochon, animal-roi !
CHER ANGE !
Et ce fut aussi un écrivain digne peut-être qu’on le nommât culinaire, ce poète d’autrefois qui, par jeu, se plut à rappeler les gargottes de son adolescence, les tavernes peu méritoires de Toulouse où tant de jeunes hommes, veufs à présent de tous cheveux, ingurgitaient des pitances laconiennes et des rôtis sans volupté : le veau Allard.
Et voici Raoul Gineste qui dépeint la tristesse des vieux chats[3], loin des tables amiteuses qu’offraient à leur délicatesse les vieilles demoiselles pour qui les bêtes domestiques sont un dernier amour.