—Mon Dieu, bénissez mes plans et mes volumes, gardez-moi de tous ceux que vous savez, et faites que je réalise ce pour quoi vous m’avez sans doute mis au monde: Vivifier Poussin d’après nature... Ainsi soit-il!...»
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Je l’ai accompagné à l’église deux ou trois fois.
En été, le réveil sonnait dès l’aube, dans les casernes, et si l’on avait une permission de la journée, on pouvait sortir après le café du matin.
Astiqués, fourbis, tondus, les boutons passés au tripoli et les guêtres au blanc d’Espagne, les épaulettes ajustées et le pompon au képi, ceux qui étaient maîtres de leur dimanche passaient devant le sergent de garde dont le commandement exigeait, ce jour-là, des qualités de grand couturier.
Je dois dire que nous n’étions pas nombreux. L’Ardèche et la Corse assuraient presque en ce temps-là le recrutement du 61ᵉ de ligne, et les braves garçons dépaysés ne sortaient pas souvent et n’auraient su que faire de toute une longue journée.
Ce n’est pas seulement:
«Dans le service de l’Autriche»
que:
«Le militaire n’est pas riche.»