Aucun tumulte intérieur, aucun génie violent n’empêchaient évidemment ce pauvre Solari d’être un bon vivant, malgré son éternel souci du lendemain.
Il n’avait plus la moindre foi et il pactisait avec l’ennemi!
Cézanne me disait qu’il allait jusqu’à accepter une tasse de thé chez une dame qui professait le dessin, l’aquarelle et la peinture, dans quelques institutions où les jeunes filles distinguées copiaient patiemment des profils de Minerve.
Un jour, Cézanne m’accueillit en riant, et il me conta tout de suite que Germain Nouveau, le poète mendiant dont j’ai parlé, avait été donner une aubade nocturne à Solari. Il s’était procuré une guitare sur laquelle il accompagnait une chanson burlesque dont le vieux peintre n’avait retenu que ces deux vers qui le ravissaient:
Ton aïeul, Monsieur le Singe,
Était moins malin que toi...
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On me conduisit chez le sculpteur. S’il habitait, à Paris, une ancienne boutique de fruitière, à
NU