—Des petits maîtres du XVIIIᵉ, il disait: «Ils ont leur caractère, je suis très tolérant», mais il n’admettait pas Ingres comme peintre.

«Renoir a peint la femme de Paris, moi je vais à ce paysan qui passe.»

—Parmi les écrivains, ses préférences allaient à Stendhal; il conseillait la lecture de l’Histoire de la peinture en Italie et celle de Manette Salomon, d’Edmond de Goncourt.

«Voilà ce qu’un peintre doit lire.»

—De Zola, il disait: «C’est un phraséologue.»

—Sa vie se passait dans la plus grande solitude. «Je vis avec mes pensées», disait-il. «Je suis souvent invité à aller chez M. et Mᵐᵉ X..., mais que voulez-vous que j’aille faire dans leur salon, je dis tout le temps: nom de Dieu!»

—Et il se confinait dans la recherche incessante de son but: «réaliser», «faire l’image».

—Aujourd’hui encore, je ne peux évoquer sans émotion le souvenir de cette grande figure, de ce noble vieillard qui me disait: «Je vous parle comme un père» et qui voulut bien m’accorder son amitié.

—Je lui écrivis un jour que, dans Les Phares de Baudelaire, il manquait désormais une strophe.

—A quoi il me répondit simplement: