Une fois faites les citations pour lesquelles nous renvoyons le lecteur à l’appendice qui termine ce volume, M. Léo Taxil ajoutait :


On le voit, messieurs les curés se mêlent de ce qui est le plus intime dans les ménages. Ils demandent à Madame de quelle manière Monsieur se comporte envers elle, s’ils font ensemble ceci ou cela… Oh ! ces questions, disent-ils, sont nécessaires ; il faut qu’ils connaissent tous les détails du péché pour savoir s’ils doivent donner l’absolution ou la refuser.

Est-il possible de pousser plus loin l’astuce et la dépravation ?

Si, chez vous, un des amis de la maison venait demander à votre femme des renseignements sur la manière dont vous agissez avec elle, est-ce que vous ne prendriez pas une trique pour en frictionner avec vigueur les épaules de l’impertinent ? — Oui, n’est-ce pas ? — Pourquoi n’en use-t-on pas de la sorte vis-à-vis de ces calotins dévergondés qui, eux, ne sont pas les amis, mais les ennemis de la maison ?

Est-ce que ces gens-là ont le droit de s’immiscer dans les mystères de l’intérieur des autres ?

Ils ont trouvé cette belle excuse à leur indiscrétion de satyres !… C’est pour éclairer, disent-ils, la conscience des femmes sur les péchés qui se peuvent commettre, qu’ils leur font subir des interrogatoires si minutieux.

Mauvais prétexte ! Nouvelle imposture !

Moins que personne, ils n’ont le droit de connaître comment les époux conjuguent le verbe « se marier », eux qui disent s’être interdit de contribuer à l’accroissement de l’espèce humaine.

S’il est une question dont ils ne doivent pas s’occuper, c’est à coup sûr celle-là.