Qu’ils aillent confesser les nonnes hystériques, leurs dignes femelles, et qu’ils laissent en paix les ménages des honnêtes gens !
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Mais voilà ! la confession des femmes mariées leur est nécessaire, à ces misérables !
Leur pouvoir est bâti sur la division et sur l’intrigue. Or, par la confession, il leur est facile de semer la discorde dans les familles ; par la confession, ils sont au courant de mille secrets, ils connaissent les côtés faibles des individus. Ils manœuvrent dans l’ombre ; mais leurs plans sont tracés d’après des indications sûres. — Voyez-vous bien le danger ?
Aussi, ce droit de confession qu’ils se sont attribué sera-t-il toujours le privilège qu’ils défendront avec le plus d’énergie.
Cette institution abominable, ils la soutiennent effrontément par les mensonges les plus audacieux. Il est juste de dire que les mensonges ne leur coûtent rien.
Pour défendre leur sacrement de pénitence, il y a des curés qui ont l’aplomb de soutenir que, grâce à la confession, pas mal de voleurs ont restitué ce qu’ils avaient dérobé.
D’abord, il ne suffirait pas d’avancer cela ; il faudrait encore le prouver. J’ai souvent entendu faire valoir cet argument ; mais à ma connaissance jamais aucun curé n’a cité un fait précis.
Si des voleurs ont rendu l’argent dérobé, à la suite d’une visite au confessionnal, que messieurs les prêtres les nomment !
— Ah ! voilà. Ils ne nommeront personne, cela leur est défendu. Il y a le secret de la confession.