— Qu’est-ce que vous portez là, dans ce paquet ?

— Des choses qui me sont nécessaires.

Monseigneur me laissa. Nous arrivions au monastère.

Son Éminence le cardinal Ferrieri me dit :

— J’ai une lettre du Pape pour la Communauté : pour vous présenter et vous recommander à ces bonnes religieuses. Entres autres recommandations, Sa Sainteté leur dit que vous devez avoir toute votre liberté, et la liberté de votre temps.

Le parloir s’ouvre. Je remercie chaudement Son Éminence et j’entre.

Ma première visite fut au Très-Haut, dans son Sacrement d’amour. Puis je fus conduite dans ma cellule, vraie cellule de Visitandine, où les portes n’ont pas de serrure. Dedans, une petite table à écrire, deux chaises et un lit. C’est tout. Donc, je ne pouvais pas enfermer mes écrits sous clef, la sœur qui m’avait montré ma cellule s’étant retirée pour entendre la lecture de la lettre du Saint-Père.

VI

Trois où quatre jours après, je reçus une lettre du P. Bernard, missionnaire de la Salette.

Sans m’étendre, je dis seulement que c’était une lettre de récriminations : « de ma désobéissance aux ordres du Pape, etc., etc. »