Qui disaient :
« Le Pape a emprisonné Mélanie à Rome. Elle fait du tapage. Elle veut sortir, et le Pape ne veut pas qu’elle sorte, etc., etc. »
VIII
Nous voici arrivés à Castellamare. Une profonde tristesse me serre le cœur. Je ne retrouverai plus Monseigneur Pétagna, mon saint Évêque.
Il avait quitté la terre d’exil depuis quelques mois ; il était allé recevoir la noble et sublime récompense que Dieu réserve à ses plus dignes Ministres, à ceux qui ont combattu le bon combat pour la justice.
Quelques mois après, les journaux et les imprimés pleuvaient de tous côtés, annonçant avec pompe : « le couronnement de la statue en beau marbre blanc, exécutée sous les yeux du Souverain Pontife, selon le modèle que lui avait donné Monseigneur Fava !! »
Entre temps, je recevais de Rome une lettre, et le jour après, j’en recevais plusieurs de diverses personnes, de Rome aussi, qui, toutes disaient à peu près ce qui suit :
« Je ne sais, chère Sœur, si vous avez entendu parler du bruit qui court à Rome ? On dit que, depuis mai dernier, la nouvelle statue de Mgr de Grenoble n’a pas été travaillée : parce que le sculpteur est atteint d’infirmité à un bras. »
Une autre lettre :
« Savez-vous, ma très-chère Sœur, que le sculpteur de la Vierge de Monseigneur Fava a été frappé de paralysie au bras ? »