[97] Dans les ouvrages chinois que j’ai eus à ma disposition, on fait usage, pour les souverains antérieurs à Hoangti et pour Hoangti lui-même, du titre de hoang, qui, dans l’ancienne écriture, était tracée sous une forme où l’on trouve les éléments idéographiques tsze, «soi-même» et wang «gouvernant», c’est-à-dire «autocrate». Pauthier nous dit que ces premiers princes portaient simplement le titre de wang «regulus». J’ignore où le regretté sinologue a trouvé ce renseignement, et s’il n’a pas confondu les signes hoang et wang en cette circonstance.
[98] Ti-kouh, père du célèbre empereur Yao, régna 70 ans et mourut vers l’an 2366 avant notre ère.
[99] «Ti-tchi (2366 à 2357), dit le Kang-kien yih-tchi-loh, régna dix ans comme un mannequin et fut déposé.» Un grand nombre d’historiens chinois ont jugé à propos de supprimer son nom de la liste des souverains; c’est ainsi qu’il ne figure point dans l’histoire des Cinq Empereurs (Ou-ti pen-ki) placée en tête des Mémoires historiques (Sse-ki) du grand historiographe Sse-ma Tsien, où l’on voit paraître Yao immédiatement après Ti-kouh (Livre I).
[100] Yao ou Tao-tang.
[101] Yu, ou Ta Yu «le Grand Yu».
[102] 2200 avant notre ère.
[103] Parmi les travaux publiés sur cette question, je citerai seulement les suivants: le P. Prémare, dans la Revue orientale et américaine, t. III, p. 100, et t. IV, p. 248 W.-H. Medhurst, An inquiry into the proper mode of rendering the word God, in translating the Sacred Scriptures into the Chinese language (Shanghaë, 1848).
[104] Chi-king, section Soung, partie I, ode 6.
[105] Chi-king, section Ta-ya, partie II, ode 4.
[106] Chi-king, section Ta-ya, partie I, ode 1.