[173] Aussi désignés sous le nom chinois d’origine kwau-mon «la Porte Jaune».
[174] Avant la révolution de 1868, les trois principaux d’entre eux, appelés go san-ke, étaient les princes de Owari, de Kisiou et de Mito. Leur puissance venait surtout de leurs liens de parenté avec le syaugoun. Le prince de Satsouma était également considéré comme un des plus puissants koku-si du Japon; il prétendait à une certaine indépendance, en sa qualité de suzerain des îles Loutchou. Dans les derniers temps, on lui avait inspiré la pensée de se faire reconnaître comme roi de cet archipel, et il fut admis sous ce titre à participer à l’Exposition Universelle de Paris, en 1867.—Les autres daïmyaux qui jouaient le plus grand rôle dans les événements du Japon, étaient ceux de Hizen, de Ohono, de Uwazima, de Tosa, de Awa, de Tsikouzen et de Wakatsou; c’étaient également les princes qui s’étaient le plus initiés aux idées et à la civilisation de l’Europe et de l’Amérique—L’existence de Koku-si date du règne de Kwaugok (Voy. le Syo-gen-zi-kau).
[175] L’aîné des fils des daïmyaux était appelé à lui succéder; ses autres fils pouvaient devenir à leur tour daïmyaux, si l’un des daïmyaux régulièrement titré venait à mourir sans laisser d’héritier. Si l’aîné ou héritier présomptif mourait, le second fils le remplaçait et ainsi de suite. En cas de démence ou d’insanité, le droit de l’aîné passait également à son frère cadet.
[176] Voyez mes Archives paléographiques de l’Orient et de l’Amérique, t. I, p. 233.
[177] On peut consulter sur l’alphabet coréen, mon Aperçu de la langue Coréenne extrait du Journal asiatique de 1864, et mon Vocabulaire Chinois-Coréen-Aïno, expliqué en français et précédé d’une Introduction sur les écritures de la Chine, de la Corée et de Yezo, dans la Revue orientale et américaine, première série, t. VI, p. 261.
[178] Voy., sur l’écriture antique des Japonais, les Mém. du Congrès international des Orientalistes (première session, Paris, 1873, p. 229), et mes Questions d’Archéologie japonaise (dans les Comptes rendus de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, t. IX, 1882, p. 170 et sv).—C’est aux difficultés de tout genre que présente l’écriture japonaise qu’il faut attribuer surtout l’ignorance où sont restés pendant longtemps les orientalistes au sujet de la langue et de la littérature du Nippon. Tous les anciens missionnaires qui ont traité de la grammaire japonaise se sont abstenus d’expliquer le système de ses alphabets, et, pour expliquer ce silence, l’un d’eux, le P. Oyangeren, n’a pas hésité à écrire que ces alphabets étaient une «œuvre du démon imaginée pour augmenter les peines des ministres du saint Évangile.» (Voy., mon Discours prononcé à l’ouverture du Cours de Japonais, Paris, 1863, p. 8.)
[179] Le titre de cet ouvrage a été interprété de plusieurs manières différentes par les commentateurs indigènes. Suivant l’un, le mot yeô «feuille» y serait synonyme de yo «âge» et de dai «règne»; et comme man, vulg. «dix mille», signifie «un nombre immense, indéfini», il faudrait traduire la «Collection de tous les siècles». Je préfère cependant l’interprétation des auteurs qui identifient ici yô avec ka «poésie», et je crois devoir traduire «le Recueil des innombrables poésies».
[180] D’après le Gun-syo iti-ran, liv. IV, p. 1.—Je regrette de n’avoir pu me procurer que quelques fragments de ce très intéressant ouvrage, dans lequel j’aurais trouvé, sans doute, de précieuses indications bibliographiques sur le sujet qui m’occupe en ce moment.
[181] Oho-tomo-no Sukune Yaka-moti—Voy. les raisons qui lui ont fait attribuer la composition du Man-yô siû, dans la préface de l’édition Ryak-kai, préface que j’ai traduite dans mon Anthologie Japonaise, p. 6.
[182] Pfizmaier, Ueber einige Eigenschaften der japanischen Volkspoesie, et dans les Sitzungsberichte der Akademie der Wissenschaften, Wien, t. VIII, 1852, p. 377.