Mais M. et Mme Dovrigny tout à coup s'inquiètent affreusement. Adolphe a salué, a présenté : Mademoiselle Mathilde Anriquet… mes parents… Puis il est allé fermer la porte derrière Mathilde, mais grâce à cela il a disparu!
Ah! mon Dieu, il se dérobe, il ne veut plus épouser Mathilde, il ne veut plus la voir. Le réquisitoire de M. de Bégalit l'a conquis en faveur d'Émilienne, l'héritière en possession de la beauté morale la plus régulière.
— Adolphe? demande malgré soi Madame Dovrigny.
— Adolphe a dû oublier quelque chose dans sa chambre, répond le père.
Que va-t-il se passer?
Le mieux n'est-il pas de faire que Mlle Anriquet devine à demi-mot « le changement » d'Adolphe.
M. Dovrigny commence :
— Mademoiselle, vous nous avez trouvés réunis au salon parce que nous venions d'avoir une visite. La visite d'un ami intime, au courant de nos projets, et bien entendu aussi au courant de nos opinions. Or le hasard veut que cet ami habite…
Ici, une exclamation de Mme Dovrigny.
Voici Adolphe. Il a en effet été déterminé par le réquisitoire de M. de Bégalit.