Oh! il prend part aux manifestations collectives qui désespèrent la maîtresse.

Par exemple quand « Madame » crie : silence! il mêle sa voix formidablement au chant unanime qui éclate en dérision de ce commandement.

Mais il faut l'observer dans les incartades particulières qui composent le plus important du jeu.

Oui, la vraie rigolade est là ; parmi les enfants, c'est à qui se montrera le plus infernal, à qui inventera les pires mauvais tours, à qui usera le mieux de sa malignité et de sa force corporelle contre madame : toutes sortes de refus d'obéissance, toutes sortes de tentatives d'évasion qui obligent Madame à porter la main sur les délinquants, lesquels, par suite, se livrent à toutes sortes de « rebiffes » et de rébellions.

Or, si Boris est l'élève dont la figure exprime le plus d'invention, il est le plus médiocre exécutant.

Il tire la langue, il fait des grimaces à Madame, il récite sa leçon de travers en y ajoutant des mots incongrus : « Le Loup et L'Agneau, — poil au dos », — il s'en va là-bas, quand on lui ordonne : venez ici, — mais vraiment il a trop soin de ménager la maîtresse quand elle se met après lui, tout en se lamentant : quel enfant insupportable! il me fera mourir de chagrin! ah! que je suis donc fatiguée! quand est-ce donc qu'on fera des écoles sans enfants?

Sa rébellion physique est si dérisoire que les filles le poussent, l'excitent.

— Vas y donc plus fort que ça! fourre donc une trifouillée à madame!

Finalement elles se moquent de lui :

— Ah! là là, il est bête maintenant Boris, il rit, il ose pas