[Page 97], ligne 11.
Il était sujet à l’apoplexie. On sait les circonstances qui accompagnèrent un même accident dont il fut surpris chez Fontenelle. L’abbé et le philosophe discutaient paisiblement sur le système planétaire, lorsque le cuisinier de la maison se présenta avec une magnifique botte d’asperges, fruit nouveau de la saison. Prévost voulait les manger à la sauce, Fontenelle à l’huile. La dispute s’échauffait déjà entre les deux savans, lorsque le cuisinier les mit d’accord en promettant d’accommoder la moitié de la botte à la sauce, l’autre moitié à l’huile. Arrangement convenu. Les asperges allaient leur train. Prévost est tout-à-coup renversé par une attaque d’apoplexie. Fontenelle se lève; on croit qu’il va chercher un flacon de mélisse; il se précipite à l’office et s’écrie d’un ton triomphant: Chef! toutes à l’huile.
[Page 99], ligne 16.
Cette histoire m’a été textuellement confirmée par une personne dont le témoignage ne sera pas mis en doute, par l’ancien curé de Saint-Firmin lui-même, l’ami de l’abbé Prévost. C’est donc peut-être à tort qu’on lit dans la Biographie universelle que «Prévot, le 23 novembre 1763, comme il traversait la forêt de Chantilly, une apoplexie soudaine le renversa au pied d’un arbre».
[Page 142], ligne 1.
Le grand Condé écrivait déjà à son père en 1635: «J’ai entretenu, il est vrai, plus de chiens que le besoin ou le plaisir de la chasse n’en demandait. Vous pardonnerez cette faute à ma première ardeur pour cet amusement. Je me suis défait de tous mes chiens, excepté de neuf.»
[Page 156], ligne 26.
Chantilly est le lieu de la France où l’on fabrique le mieux la dentelle.
[Page 159], ligne 23.
Un acte à peu près semblable de générosité et de désintéressement eut lieu au retour des Bourbons. Le prince Alexandre Berthier vint rendre à Louis XVIII les titres du domaine de Grosbois. Après les avoir gardés vingt-quatre heures, le roi les rendit au prince paraphés et légalisés de sa propre main.