«A revoir souvent et à ne remercier jamais assez.»

—«Je savais vos trois billets. Je ne sais si je parlerai jeudi: c'est probable, si l'horrible évanouissement ne me chasse pas de mon banc.

«Si vous êtes là, je parlerai moins mal.

«Je parlerai vendredi si je manque jeudi et puis plus. Adieu et mille sentiments toujours plus vieux et aussi jeunes.»

—«Je vous griffonne un remerciement en rentrant d'une nuit passée à la Chambre pour m'inscrire. C'est le bivouac de la politique. Je n'enverrai que dans quelques jours la lettre au général (Leydet).»

—«J'irai vous voir ce soir si je ne suis pas si misérablement souffrant que ce matin. Non, ni vers, ni prose, ni homme ne valent rien. Il n'y a plus d'illusion à se faire. La seule triste gloire qui reste est de se connaître. Il n'y a de grand en moi que ma tristesse et mon amitié pour vous qui grandit réellement toujours. Conservez-en un peu quand même.»

—«Voilà l'album avec six mauvaises rimes. Mais je suis trop triste et trop malade ce matin pour plus, et puis, et puis, j'aimerais mieux votre album, si votre album n'était pas un livre de gloire de ce temps[ [99]

—«Je suis de nouveau dans mon lit. Une rechute légère du rhumatisme mal fini. Je déménage les 18, 19, 20. J'irai vous demander à dîner, mais je vous écrirai avant.

«Priez Girardin de faire des efforts vigoureux avant le 20 pour ce qu'il sait, car il faut, sous peine de nullité, que tout soit irrévocablement fixé avant le 1er mai.

«A vous de cœur.»