—«Demain, non; je me fais arracher une dent, triste fête!—Les Huguenots, non! Je n'aime que le chant dans les notes[ [100]. Il y a mis de l'érudition.

«Vous, oui, et toujours. Mais je travaille jour et nuit et je n'aime plus que l'entretien à deux ou à quatre.»

—«Seriez-vous assez bonne pour achever cette adresse? J'ai voulu aller vous voir tous ces jours-ci, mais je n'ai pas un moment le matin, et le soir rhumatisme encore douloureux.

«Laissez-moi vous dire de plus en plus combien je vous suis reconnaissant et touché de la persévérance de votre amitié. Je crois que cela ne finira plus et je m'en réjouis.

«Ne dînerons-nous pas ensemble avant la fin du mois?»

—«Je pars cette nuit, non sans vous dire adieu de cœur et surtout à revoir. J'ai reçu ce matin le testament de ma tante, qui est en ma faveur. Les terres vendues et les legs payés, je crois qu'il me restera 400.000 francs. Dites cela à Emile. Priez-le aussi de faire insérer ce mot pour dépister les ennuyeux. Je n'y suis que pour vous et vos amis.»

—«J'ai été repris hier de névralgie. Je ne puis me tenir debout. Sans cela, j'aurais été vous voir hier chez Mme de Chastenay. Je tâcherai, ce soir, de vous rencontrer chez Mme Belmontet. Mais je ne sais si je pourrai m'y tenir. Quel martyre qu'une telle vie, et combien cela fait rougir des Confidences! Il n'y en a qu'une qui coûtât un peu, c'est celle d'une tendre et croissante amitié. Gardez-m'en un peu, et je vous dirai plus tard pourquoi je la désire réservée à de meilleurs jours. Je vous écrirai ce soir quelques lignes politiques, et voici seulement le mot sur Napoléon. Du reste, citez-moi, ou prenez les mots pour le feuilleton, sans me citer. Je l'aime mieux.

«Voyez si je vous oublie, même dans la fièvre de l'improvisation la plus remuante!

«Voici un bon billet pour demain, où vous aurez de belles choses, mais rien de moi, je suis trop fatigué.

«A vous de cœur.»