—Tout a une fin, répondit Mlle Burdeau. Pourquoi déplorer ce qu’on ne peut éviter? Aussi bien nous y reviendrons... Demain ne sera pas moins attrayant qu’aujourd’hui.

—Vous êtes une sage, Madeleine, fit Viéra en se levant du tronc renversé d’un saule sur lequel elle était assise.

—Chacune son tour, riposta la Française; tout à l’heure c’était toi...

Et les nouvelles amies, se prenant par le bras, s’engagèrent dans le chemin qui menait à la datcha.

La brise avait fraîchi, le sable était humide... fini le sortilège des décors! Pressées l’une contre l’autre, les deux jeunes filles ne songeaient plus qu’à regagner au plus vite le home hospitalier où les lampes allumées mettent une si douce clarté, où le samovar chante, où le parfum du thé embaume si gentiment, où les visages aimés portent sur chacun de leurs traits leurs souhaits de bienvenue!


X

VIÉRA s’est retirée dans sa chambre, mais elle ne peut dormir; tant de pensées heurtent son front!