Katia, cramponnée au bras de sa sœur, était si pâle que Viéra eut peur de la voir défaillir.
—Viens t’asseoir, dit-elle doucement...
Et elle l’entraîna vers le sopha.
—Mais maman... fit encore Katia, sans avoir la force de finir sa phrase...
—Elle n’a pu entendre; sa chambre est trop loin de l’endroit où Sacha se trouve. Quant aux autres, ils savent que mieux vaut ne pas se montrer; ils épient de loin, comme nous...
—Et cela arrive souvent, ces... ces choses?
—Cela dépend de l’excitation de ses nerfs; aujourd’hui, c’est l’agitation causée par votre arrivée...
—Ah! c’est affreux, affreux! gémit Katia...
Puis un long silence se fit entre les deux sœurs.