[31] Page 21, lignes 17 et 18. — Les batailles d’Albracca vous sont donc déjà sorties de la mémoire ? — Sacripant fait ici allusion au fait d’armes suivant : Bien que blessé et à la tête de trois cents hommes seulement, il avait arraché d’Albracca Angélique que le roi Agrican y tenait assiégée.
CHANT II
[32] Page 24, ligne 25. — Flamberge le fend. — Flamberge était le nom de l’épée de Renaud, de même que l’épée de Roland s’appelait Durandal et celle de Roger Balisarde.
[33] Page 30, lignes 2 et 3. — La malheureuse fille d’Agolante. Galacielle, dont on lira l’histoire dans le chant XXXVI. Boïardo, dans le XXVIIe chant de son livre Ier, raconte que le père de Galacielle, nommé Agolante, fut tué par Roland. Elle avait eu d’un chevalier, appelé Roger de Risa, un fils nommé aussi Roger, le principal héros du poème d’Arioste, et qu’aimait Bradamante.
CHANT III
[34] Page 43, lignes 27 et 28. — Alors qu’il fut trompé par la Dame du Lac. — Les romans de chevalerie racontent que Merlin, enchanteur anglais, s’était épris de la Dame du Lac. Ayant préparé pour elle et pour lui un superbe tombeau, il lui apprit certaines paroles, lesquelles étant prononcées sur le couvercle du tombeau, en rendaient l’ouverture impossible. La dame, qui haïssait tout bas Merlin, lui demanda de se coucher dans le tombeau pour en expérimenter la capacité, et, quand il y fut, elle rabattit le couvercle et prononça les paroles fatales. Merlin mort, son esprit était resté dans le tombeau, d’où il répondait à ceux qui l’interrogeaient.
[35] Page 45, ligne 14. — L’antique sang issu de Troie. — Boïardo, dans le chant XVIe du livre Ier et dans le chant Ve du livre III, prétend que la famille de Roger descendait d’un neveu de Priam.
[36] Page 46, lignes 17 et 18. — Elle la recouvre d’un grand pentacule. — Sorte de pentagone, sur lequel étaient peints des points, des signes et des caractères magiques, en usage aux nécromanciens, et destinés à protéger ceux qui en étaient recouverts des effets des enchantements.
[37] Page 47, lignes 9 et 10. — Je vois, par ses mains, la terre rougie du sang de Poitiers. — Allusion au massacre des Mayençais, par le fils de Roger et de Bradamante, lequel vengea ainsi la mort de son père, tué par trahison dans le château de Ponthieu, en Picardie. Il va sans dire que les renseignements généalogiques sur la maison d’Este relatés ici par Arioste sont, pour la plupart, de pure imagination. La généalogie vraie des princes d’Este se trouve dans un remarquable ouvrage publié de nos jours par le comte Pompée Litta sur les familles illustres d’Italie.
[38] Page 49, ligne 16. — La belle terre qui est assise sur le fleuve où Phébus… — Par cette périphrase, Arioste veut désigner Ferrare et son territoire situés sur le Pô, fleuve dans lequel, selon la Fable, fut précipité Phaéton.