Cette traduction, revue et corrigée, reparut en 1821, in-8, chez Alexandre Corréard, le naufragé de la Méduse, le libraire de l'opposition bonapartisto-libérale; puis, en 1825, in-16, dans la Collection des Romans grecs publiée par Merlin.

C'est l'édition de 1825, la dernière revue par Courier, qu'on reproduit ici.

En transcrivant le fragment inédit de Florence, Courier eut le malheur de faire sur ce fragment une tache d'encre qui couvrait une vingtaine de mots. Cet accident fut l'occasion d'une polémique violente, dans laquelle on vit intervenir des personnages qu'on est bien étonné de voir mêlés à cette affaire. Courier expliqua les faits dans une Lettre à M. Renouard, qu'on a souvent réimprimée. Ce que je ne puis me lasser d'admirer, c'est que cette lettre, dirigée uniquement contre le gouvernement de l'Empire, fit vendre cinq éditions de Daphnis et Chloé dans le courant de l'année 1821. En vérité, l'opposition de ce temps-là était singulièrement intelligente! Je ne reproduis pas cette lettre. Elle peut figurer avec honneur dans une collection des pamphlets de Paul-Louis Courier, mais il n'y a plus aucune raison pour la joindre à une édition de Longus. D'ailleurs on la trouve partout.

Plusieurs éditions du Longus de Courier sont suivies de notes sur les variantes du texte grec, sur les erreurs d'Amyot et sur les améliorations que Courier a introduites dans sa traduction. J'ai cru devoir écarter aussi ces notes, intéressantes seulement pour les hellénistes.

Ce qu'on offre ici au public, c'est donc tout simplement le roman de Longus dans la meilleure traduction française. Tout ce qu'on a cru pouvoir y joindre, c'est un glossaire des mots difficiles, dans lequel on a intercalé un index des noms géographiques et mythologiques. Ce petit travail, qui n'avait pas encore été fait, pourra n'être pas tout à fait dépourvu d'utilité.

P. Jannet.


PRÉFACE DU TRADUCTEUR