Fritz essaye et aussitôt écœuré gémit plaintivement.

—Jamais je ne pourrai... boire du sang!... tout mon être se révolte...

—Allons!... faites vite!... c'est la santé... la vie!...

—Impossible!... j'aimerais mieux mourir...

«Toi, Nick... essaye!

Le Flamand a moins de préjugés, ou peut-être plus d'indifférence.

—M'est bien égal, à moi, dit-il de sa voix sourde...

«Donnez-moi à boire eine boutelle ed' verre pilé, ou même pus pire et j'avale tout, pourvu que j'a'lle!»

Séance tenante, il empoigne à deux bras, comme un enfant sa nourrice, le phoque expirant, colle avec une avidité gloutonne ses lèvres à la jugulaire béante, et aspire à longs traits le liquide vivifiant qui ruisselle en gouttes vermillonnées jusque dans sa barbe.

—Que je voudrais donc pouvoir en faire autant! murmure le pauvre Fritz pris de syncope.