— S’il vous plaît d’en user, fit-il.
Marie battit des mains :
— Oh ! oui, ce soir, ce soir…
Les autres pièces n’avaient rien de remarquable : on revint dans la bibliothèque.
— Je vais, dit Van den Brooks, vous donner la plus grande preuve d’amitié et de confiance que j’aie jamais donnée à personne. Je vais vous montrer ce qui, depuis des siècles, n’a jamais été vu par d’autres yeux que par les miens.
Il s’approcha d’un rayon et déplaça légèrement une précieuse édition du « Vathek » de Beckford. Le casier des livres tourna sur lui-même et une porte de fer apparut, qui fut ouverte d’ailleurs avec un procédé analogue, cher aux auteurs de films cinématographiques.
Fort intrigués, les quatre voyageurs suivirent leur hôte qui descendait les degrés d’un petit escalier en vis, creusé dans le granit.
Helven pensa que le rocher adossé à la maison constituait ainsi une heureuse porte de sortie.
L’escalier donnait accès à une sorte de galerie naturelle, fort basse, et qui suivait un plan incliné. Helven en déduisit — et il ne se trompait pas — que cette galerie devait aboutir à la plage. Van den Brooks marchait en tête, une lampe électrique à la main, presque courbé en deux. Des gouttes d’eau suintaient le long des parois et s’écrasaient tantôt sur une main, tantôt sur un visage, sensation désagréable qui fit pousser à Marie des cris aigus.