Il sembla un instant enivré de ses propres paroles et Marie eut peine à réprimer un frisson.
— Il a l’air d’un fou, pensa-t-elle.
L’Hindou agenouillé n’avait fait aucun mouvement.
En passant devant lui, Marie demanda :
— Un de vos serviteurs ?
— Mon serviteur, dit Van den Brooks. Le seul. C’est un fils de rajah.
— Oh ! fit la Russe avec une admiration ironique, il vous faut des fils de souverain pour esclaves.
— Pour esclaves, vous l’avez dit. J’ai droit de vie et de mort sur celui-ci. Et il m’aime.
Il ajouta :
— L’homme a besoin d’adorer et la mort lui est douce, s’il meurt pour quelqu’un ou pour quelque chose, fût-ce pour un mensonge.