Fuir… Lortal court derrière moi.
J’ai couru, couru comme si un démon me pourchassait. Deux bras se sont abattus autour de mon cou :
— Jacques ! Pardon. Mais je ne pouvais pas, je ne pouvais pas. J’ai honte… Emmène-moi…
Le capitaine me regarde. Il rit. Il ne prononce pas une parole.
Nous marchons. D’informes talus masquent la nuit.
Est-ce tout ce qui restera de l’aventure, cette boue, cette nuit déjà glacée, cette impasse sordide et ce rire de mon ami, plus cruel que tout ? O Danger, cher Danger, tout ce que tu m’avais promis !…
Une horloge tinte. Je reconnais celle de Saint-Julien. Nous somme revenus sur nos pas.
Lortal parle. Sa voix sèche commande.
— Maintenant, il faut rentrer. Dépêchons. Inutile de songer à passer par la porte. Escaladons.