Sa Majesté, M. le maréchal, s'en rapporte à votre zèle et au grand intérêt que vous prenez aux affaires, pour être assurée que vous ferez pour le mieux, et que vous empêcherez qu'un corps ennemi de peu d'importance n'agisse sur nos flancs. On doit croire que l'ennemi a trop à faire pour tenir un corps nombreux vis-à-vis du général Gazan. Il ne faut pas que ce général s'en laisse imposer par les bruits des paysans.
Il est nécessaire que le duplicata de vos nouvelles soit envoyé au général Lemarrois, afin qu'elles parviennent par la rive gauche, si elles étaient interceptées par la rive droite.
Donnez, suivant les circonstances, des ordres relatifs aux convois de Varsovie sur Osterode, afin qu'ils ne puissent tomber au pouvoir de l'ennemi.
Envoyez-moi tous les jours de vos nouvelles.
Le maréchal Bernadotte en reconnaissant l'ennemi a été frappé d'une balle morte au col; mais sa blessure est peu de chose. Je vous en parle, parce que les malveillans ne manqueront pas de dire qu'il est mort. Le général Dutaillis a eu le bras emporté d'un boulet.
Finckenstein, le 6 juin 1807, six heures et demie du soir.
à son altesse le prince de ponte-corvo.
Il est difficile de vous exprimer, prince, la peine que l'empereur et nous nous avons éprouvée de vous savoir blessé, surtout dans un moment où l'empereur a tant besoin de vos talens.
Si vous avez quitté le commandement de votre armée, vous ferez passer la lettre ci-jointe à celui à qui vous aurez confié ce commandement.
Finckenstein, le 6 juin 1807, six heures et demie du soir.