— Vides, mon cher, vides, ah ! vous auriez dû les renouveler… Du curaçao, j’ai trouvé du curaçao et du kummel… ce n’est pas l’heure d’y toucher… Pourquoi n’y a-t-il pas de fine… ou de marc ?… Je vous dis que vous êtes un grand coupable… ou du whisky ?… vous n’aimez pas le whisky ? Si… à la bonne heure !… moi j’aime énormément le whisky… que faire ?
Il rit de nouveau.
— Je sais où il y a du bon whisky… Venez… vous êtes prêt ?… Allons venez… Je suis resté dix minutes de plus que je n’avais dit…
Il m’entraîne. Où allons-nous ? Attendez, Cobral.
— L’auto est en bas, je vous dis.
Je m’en soucie bien. Je ne sais même pas pourquoi je descends. Quelle heure est-il ? Cinq heures. Tout cela est insensé. Partons, ma foi, mais ce froid, ce noir, cet escalier noir où le brouillard s’est glissé… Allons, jetons-nous là-dedans. Je vous suis : Oui, je sais que l’auto est en bas, mais laissez-moi éteindre l’électricité. J’aurais dû mettre un mot sur ma table pour le concierge. Je lui dirai en bas ou je téléphonerai. Quelle course ! Trois étages en trois secondes. Donnez de la lumière au moins. Pas le temps ? Pas le temps ? Où allons-nous au fait ?
— Signer la paix, murmure Cobral.
— Signer quoi ?
Je crie :
— La porte…