— Mon petit, dit Fagan, c’est peut-être dégoûtant. Mais aucun de nous ne s’en aperçoit. Nous travaillons trop pour nous occuper de cette cuisine-là.

Nous voilà dans un bavardage sympathique. Il est plein d’indulgence pour moi, ce grand jeune homme qui portait en lui assez de foi et de fougue pour n’avoir jamais d’amertume.

— Pardonnez-moi si je vous presse, mais j’ai peu de temps, coupe Cobral presque sèchement.

— Au fait, dit Fagan, poli, vous ne m’avez pas encore exposé…

Cobral réfléchit. Puis :

— Je viens de la Chambre, dit-il.

Fagan, avec indifférence :

— Ah !

— Vous êtes au courant ?

— Oui, dit Fagan, si vous voulez parler de l’incident Cardiette. Il n’est pas venu prononcer le discours attendu. C’est même la raison de notre retard, ce soir : Vous ne savez pas que l’Exigeant a paru en retard ?