— Cela ne fait rien, dit Cobral.
Une pause.
— Vous pouvez toujours tirer une nouvelle édition ? reprend-il.
— Il n’en est pas question. Je ne saisis pas ce que vous voulez me dire.
— J’entends, dit Cobral, que vos machines sont prêtes jusqu’au lendemain à tirer une édition nouvelle s’il le faut ?
— Naturellement. Les formes restent sur les machines. Et il y a des ouvriers de garde à l’imprimerie. C’est au rez-de-chaussée.
Cobral est sous la lumière jaune d’une lampe qui marque à son front le relief trop puissant des tempes entêtées.
— Je vous apporte votre deuxième édition.
Fagan se demande s’il n’est pas halluciné. Cobral le regarde, comme l’hypnotiseur fixe son médium.
— Je viens de la part de Cardiette avec les quelques lignes sensationnelles qu’il m’a confiées. Vous ne savez pas qu’il a écrit une lettre au Président de la Chambre.