— Je le sais.
— Déjà ? Mes compliments. Cela s’est passé il y a trente minutes. On vous a dit le texte de cette lettre ?
— On me l’a téléphoné.
— Bon. Cardiette disait être empêché de venir et renoncer à prononcer son discours. Il ne disait pas pourquoi ?
— Non.
— Il me l’a dit. Il ne pouvait l’expliquer dans une lettre officielle. Mais voici les quatre lignes — quatre, pas une de plus, vous compterez — qui donnent la clé de sa conduite. N’est-ce pas sensationnel ?
Fagan pose une main sur l’appareil téléphonique. Il regarde Cobral avec un petit frémissement de colère.
— Malheureusement, mon cher monsieur, la lettre que Cardiette a envoyé au président de la Chambre, est un faux.
Je vous dis que Cobral a juré ! Il est assez maître de lui pour n’avoir pas articulé son juron. Mais je sais qu’il a juré. Ha ! Ha ! voilà que je devine les cris intérieurs, comme lui ! La contagion…
Mais il dit posément :