Où sommes-nous ? L’auto s’arrête devant des vitres éclatantes. C’est le Black Bar. Je dois quitter Fagan et Cobral. Je descends. Je regarde Fagan. Il ne rouvre pas les paupières. Il cache ses yeux maintenant. Mais je sais qu’il y a du calme dedans et de l’espoir.

— Au revoir, jette Cobral, désinvolte.

Et il emmène son prisonnier.

Je vous ai promis, Fagan.

Dix-huit heures.

Les habitués de Black Bar s’en vont. Bu, le thé.

Nanni est venu ici attendre Sainte. C’est elle qui a demandé ce rendez-vous ; et il l’accordait avec égarement. Pourquoi a-t-il été si brusquement impatient de Cobral et de moi ? Je sais que Cobral voulait l’amener à l’Exigeant. Et il n’a pas insisté, quand Nanni s’est déclaré rebelle à toute démarche supplémentaire. Cobral est beau joueur. Le départ de Nanni a peut-être aggravé la difficulté de la situation. Je ne puis supposer que Nanni soit le complice de Cobral. A trois, nous aurions…

Il n’est pas dans le salon du rez-de-chaussée. Je le découvre à l’entresol où il est rigoureusement seul dans le hall qui sent la Chine.

Il se lève dès qu’il me voit entrer.

— Que savez-vous d’elle ? Qu’a-t-elle fait ?