— Je ne sais rien de Cobral… Qui est Cobral ?
Redevient-il insensé ? Tant de tempêtes ne serviront-elles qu’à le rendre à sa pauvre réclusion de malade ?
— Je parle de votre ami Cobral. Il n’y a qu’un Cobral. C’est déjà trop qu’il y en ait un.
— Je sais de qui vous parlez. Mais je ne connais pas cet homme. Ce n’est pas moi qui pourrais vous dire comment je l’ai connu… Il me sert, voilà tout. Il sert mes idées. Sauf à m’accabler par de lourdes erreurs, comme de mêler Sainte à ce drame. Et puis ce n’est pas un drame.
— Alors il y a dans votre journée des événements que vous n’avez pas prévus avec lui ?
— Hé là ! je n’ai rien prévu. Que vous dire là-dessus ? Il m’annonçait ce matin que nous ferions des choses extraordinaires. Et cela s’est borné à courir les cafés, les journaux, les concerts de charité, et à déjeuner avec des gens que je ne connais pas, mais qui sont importants sans doute. C’est petit. C’est petit. C’est petit vraiment.
— Vous n’êtes pas au courant du salon de Mme de Hocques ?
— Quel salon ?
— Et les cigares…
Nanni rit comme un enfant.