— Vous êtes comique, dit-il, avec votre interrogatoire qui ne signifie rien.

— Et la visite à l’Exigeant ne signifie rien ?

— Je ne sais pas ce que vous dites. Quelles questions ! Vous ne voyez pas que je meurs d’angoisse et que toutes ces comédies de votre imagination me sont insupportables ?

— Pardonnez-moi, Nanni, mais il faut que vous me répondiez rapidement.

— Non. Qu’on me laisse tranquille. J’ai du chagrin. Je vais tellement souffrir si elle ne vient pas. Pourquoi ai-je cru qu’elle voulait enfin m’aimer un peu ?

— Répondez-moi. Les minutes battent la charge vers une révolution, si vous ne parlez pas.

— Que voulez-vous ?

— Nanni, Nanni, je ne sais pas très bien qui vous êtes, mais je sais que vous n’êtes pas un Cobral, vous.

Il ricane douloureusement :

— Tout de même ?