— Il est bien probable, repart Kennedy, glacial, que votre unique but sera désormais d’appartenir à la Justice civile ou militaire de France.

Cobral aimablement :

— Je ne comprends pas.

— Si, Monsieur. Nous vous tenons. Nous vous gardons. Vous n’avez jamais pensé qu’il faudrait vous y résigner, un jour ou l’autre ?

— Mais me résigner à quoi ? demande Cobral toujours souriant.

— A ne plus passer pour M. Cobral qui n’a jamais existé ? A passer pour l’homme que vous êtes et qui gêne la sécurité et la propreté nationale.

— Je ne me fâcherai pas, souffle Cobral. Ce que vous me dites n’est pas clair. Mais j’ai sur moi des papiers qui vont vous édifier sur votre erreur.

Et il sort de son portefeuille une véritable liasse.

— Vous voyez, monsieur, que les signatures les plus honorables et les plus illustres…

— Oui, c’est bien imité, nargue Kennedy. Mais j’ai des papiers plus sûrs que ceux-là. Regardez.