— Il est enfermé dans une chambre. Il a de quoi manger pour deux jours.

— Où cela ?

— Je ne le dirai pas. Et, après tout, pourquoi ne pas le dire ? Dans la villa du Bourget. Voici les clefs.

Il jette un trousseau sur le bureau du commissaire.

— Et Nanni ? ai-je crié.

Il me regarde sournoisement.

— Quoi ? Vous savez mieux que moi ce qu’il fait. Il a fui. Il a eu peur de moi. Il a eu peur. Il a eu peur. Il sentait que je voulais l’empêcher de partir. Il ne partira pas. J’ai détraqué son appareil. Et comme il part le dernier, ce soir, il n’y aura plus d’appareils…

— Il partira demain.

— Voire. Et puis demain l’homme qu’il veut tuer aura changé son quartier général. Je le sais. J’ai envoyé quelqu’un en Allemagne.

— Ha ! Cobral, vous étiez un espion…