— Non.

Cobral n’a pas crié cet ordre.

— Merci, Cobral.

Et, cette fois, Nanni, impétueux, nous précède pour sortir.

Onze heures trente.

— Monsieur, je suis content de faire votre connaissance.

Moquin tend la main à Cobral et fait une imperceptible grimace du nez — flanc droit — qui donne le frisson à son monocle. Cela veut dire : « Si ces gens sont ennuyeux, toute la bonne impression de la matinée est fichue, et je serai de mauvaise humeur au restaurant. »

— Je n’ai, dit Cobral, aucune raison personnelle de vous déranger, mais le Président de la République souhaite que vous veniez à la matinée du Trocadéro.

Moquin a failli trahir son effarement. Craint-il d’avoir trouvé son maître ? C’est une plaisanterie de Cobral. Une plaisanterie de ce genre est bien près du déséquilibre mental. Les actes de Cobral relèvent à l’ordinaire du paradoxe aigu. Celui-ci dépasse toute limite permise.

— Voici une loge, dit-il encore.