Comment serait-elle reçue? Et son fils, et le baiser de son fils, quelle impression produirait-il sur son pauvre cœur?
Facial répondit d'une façon très polie à la lettre par laquelle elle lui annonçait son arrivée. «Venez, disait-il, nous serons charmés, mon fils et moi, de vous voir.»
Elle se présenta, quelques jours après, dans cette maison qui avait été la sienne. A peine en eut-elle franchi le seuil, qu'elle fut saisie d'une sensation de malaise. Tout avait un air gai, léger, satisfait... On était heureux ici.
Lorsque Facial vint la recevoir, il s'arrêta stupéfait, hésitant à la reconnaître.
—Comment, c'est vous? fit-il avec un geste de commisération. Et en effet, Pauline avait les cheveux blancs; elle était maintenant une vieille femme.
—Vous! vous! répétait Facial toujours plus étonné, considérant ce débris que quelques années avaient fait de celle dont il admirait autrefois la jeunesse.
Lui s'était un peu boursouflé; il n'avait guère changé, d'ailleurs.
—Donnez-moi de ses nouvelles, dit Pauline avec une appréhension.
—Mais vous allez le voir, il est ici.
—Je vais le voir? Aujourd'hui?