Il revient le cœur plus libre et, sur le chemin qui mène à sa maison de bois, il chante, cependant qu'Hurricane-chien gambade autour de lui et participe à la joie de son maître en jappant.
La chanson finie, le garçon parle à l'animal :
— Saute, Hurricane, la vie est belle. Je parle de la vie des chiens, car nous autres… mais cela ne te regarde point. Ce sont choses humaines et nous, les êtres dits supérieurs, nous devons cacher nos sentiments. Toi, tu es heureux, alors tu aboies, tu te roules sur le dos en agitant les pattes. Ah! vieux frère, je t'envie.
« Non, ne crois pas cela. Je ne vais pas recommencer. Je n'ai pas le talent de jouer les Jérémie. Houp là! Saute, plus haut, vas-y. Une course tous deux? Je veux bien. Un, deux, trois, en avant. »
Hurricane et son chien dévalent la pente raide et s'arrêtent ensemble au bas de la colline. Au carrefour, le trail se partage : à gauche Last-Chance, à droite le chemin qui conduit à la frontière yankee.
— Paix, Hurricane, soyons sérieux. Que penserait-on de nous si On nous voyait. Tu vois, j'ai gardé, malgré moi, le respect de la considération! Monsieur « Qu'en dira-t-on? » m'a rendu visite. Mais je te jure, tiens, je te jure du fond du cœur que je m'en f… On est ici chez nous. Les autres, pffutt, comme ce caillou, tu vois.
Et, du pied, il chasse la pierre qui roule et qu'Hurricane-chien attrape et apporte.
— Tu es un bon chien. Je t'aime, toi ; l'autre, tu sais bien, l'autre, eh bien! cela m'est complètement égal.
« Pourquoi tournes-tu ta gueule de travers et clignes-tu un œil? Tu ne me crois pas. Je suis sûr que tu ne me crois pas. Je te répète que je m'en f…
« Allons, viens. Tiens, cette brute de Billikins est rentrée. Parie qu'il est ivre, notre ami!