Puis il ajoute avec condescendance:
—C'est du grec.
—Du grec!
—Oui, du grec, cela vous étonne?
—J'avoue… vous me pardonnerez, dans ce pays…
Je bafouille et m'emberlificote en des phrases que je commence sans pouvoir les finir. César Escouffiat me prend en pitié et plein de suffisance, il savoure son triomphe.
—Enfant, fait-il avec un accent inénarrable.
Ce mot dans sa bouche prend une signification péjorative, il le laisse tomber avec une moue un peu méprisante; heureusement, ce jour-là, je n'étais pas d'humeur trop susceptible…
Je regarde la carrure de cette splendide bête humaine, ce cou court, cette face massive, ces cheveux tondus ras sur le front étroit, ce nez fort, ces lèvres charnues, ce menton volontaire. Certes, ce n'est pas la race grecque que je m'attendais à trouver là, on lit, ouvertement, sur cette physionomie, tout l'entêtement, toute la résolution, toute la brutalité romaine.
Devançant mes questions, il daigne m'éclairer: